Ces deux dernières décennies, fournir un environnement de formation sûr dans les écoles est devenu de plus en plus important. Au cours de cette période, les inquiétudes concernant la sécurité dans les écoles ont augmenté, en particulier aux États-Unis, avec des cas très médiatisés de fusillades dans des écoles, notamment les tragédies de Columbine et de Sandy Hook, ayant beaucoup marqué les esprits.
Safe and Sound Schools, une organisation créée après la fusillade de Sandy Hook, a développé un cadre conçu pour fournir une approche complète et exploitable de la création d’environnements scolaires sûrs. Le Framework for Comprehensive School Safety Planning est structuré autour de six piliers clés, garantissant une stratégie holistique qui aborde divers risques et défis potentiels. Les piliers incluent :
- Santé mentale et comportementale
- Santé et bien-être
- Environnement physique et culture scolaire
- Climat et communauté
- Fonctionnement et gestion des urgences
- Leadership, droit et politique
Il est important de noter que les écoles doivent aborder tous les aspects du cadre pour protéger leurs installations, et que chaque école est unique. Cet article se concentre sur l’un de ces piliers : l’environnement physique. Il donne un aperçu de la manière dont la directive K-12 de la Partner Alliance for Safer Schools (PASS) aide les écoles à prendre des décisions plus intelligentes sur les éléments de sécurité physique pour protéger les étudiants, les enseignants et le personnel.
Améliorer la sécurité des écoles avec PASS
Fondée en 2014, la PASS a été créée pour fournir des directives complètes et des pratiques exemplaires pour améliorer la sécurité des écoles K-12 (de la maternelle au secondaire) à travers les États-Unis, mais ces directives sont utilisées dans le monde entier. Grâce à la collaboration avec les administrateurs scolaires, les responsables de la sécurité publique, les professionnels de la sécurité, les étudiants, les parents et d’autres parties prenantes, la PASS vise à former les décideurs sur la manière d’améliorer l’environnement de sécurité de leur école.
La directive PASS K-12 vise à répondre à deux questions fondamentales :
- Que devons-nous faire ?
Il s’agit d’identifier les actions, politiques et processus spécifiques que les écoles doivent mettre en œuvre sur la base d’une évaluation des risques de cette école. Cela comprend l’élaboration de plans de sécurité complets, l’établissement de protocoles d’urgence et l’adoption de pratiques exemplaires en matière de sécurité scolaire. - Comment devons-nous faire ?
Il s’agit des aspects pratiques de mise en œuvre des actions identifiées à la première question. Cela comprend des conseils sur le déploiement de mesures de sécurité physique, l’intégration de la technologie, et la formation. En découle également une approche collaborative qui inclut toutes les parties prenantes, telles que les forces de l’ordre, le personnel scolaire, les étudiants et la communauté.
En répondant à ces questions, les administrateurs peuvent élaborer un plan clair et exploitable pour améliorer la sécurité de leurs écoles.
Ventilation de la directive
La directive PASS K-12 est rédigée pour être comprise par un large éventail d’acteurs. Nul besoin d’être un professionnel de la sécurité pour en tirer des enseignements et de la valeur. La directive est ventilée en trois domaines clairement définis : « Couches », « Composants » et « Pratiques exemplaires ».
- Couches
La plupart des personnes impliquées dans l’éducation comprennent que les couches se composent des éléments suivants : « Niveau du quartier », « Périmètre de la propriété », « Périmètre du parking », « Périmètre du bâtiment » et « Périmètre intérieur de la salle de classe ».
Certains aspects d’un plan de sécurité global seront mis en œuvre dans l’ensemble du quartier scolaire, mais les bâtiments individuels peuvent êtres mis en œuvre de façons différentes dans les autres couches en fonction des circonstances de chaque école. Par exemple, le périmètre de la propriété pour une école de banlieue par rapport à une école de ville.
- Composants :
La directive identifie sept composants différents qui s’appliquent à chacune des couches. Les composants sont considérés comme exploitables et comprennent les éléments suivants :
- Politiques et procédures
- Personnes (rôles et formation)
- Aménagements
- Communications
- Contrôle d’accès
- Vidéosurveillance
- Détection et alarmes
Les composants ne sont pas aussi universellement compris que les couches, car la plupart font référence à une technologie de sécurité spécifique dont certains acteurs peuvent ne pas avoir l’expérience. Chaque composant est défini dans la directive de manière à être facilement compris et appliqué directement à l’environnement scolaire pour fournir un contexte.
- Pratiques exemplaires
Les pratiques exemplaires sont utilisées pour chaque composant, afin de clarifier et de répondre aux questions posées précédemment : Que devons-nous faire et comment devons-nous le faire ?
Un exemple de pratique exemplaire pour le composant « Communication » serait de disposer d’un système d’annonces publiques capable de diffuser des messages dans tous les espaces communs et les salles de classe de l’école. Des centaines de pratiques exemplaires sont identifiées à travers les sept couches, et chacune a son narratif expliquant ce qu’elle est et pourquoi elle est importante pour les écoles.
Pratiques exemplaires pour la vidéosurveillance dans les écoles
Plusieurs pratiques exemplaires fondamentales existent pour le déploiement de la vidéosurveillance dans les écoles. L’image ci-dessous est directement extraite de la directive et montre la couche au niveau du quartier pour le composant de vidéosurveillance, et les pratiques exemplaires identifiées. On peut voir également un continuum échelonné qui définit la capacité croissante du premier au quatrième niveau.
Le Niveau 1 est fondamental et doit s’appliquer à la majorité, voire à toutes les écoles sur la base de l’évaluation des risques. Le Niveau 4 peut ne s’appliquer qu’à certains quartiers scolaires en fonction des besoins et du budget.
- Niveau 1
Chaque école doit disposer d’une « Politique d’utilisation et de conservation » documentée pour la vidéosurveillance, définissant la durée de stockage de la vidéo et qui y a accès. Cela, ainsi que l’intégration de la vidéosurveillance dans les plans d’intervention d’urgence et l’implication ou l’action des forces de l’ordre, sont considérés comme des pratiques exemplaires de Niveau 1.
- Niveau 2
Au passage au niveau 2, nous voyons la « standardisation des caméras », qui aide à la maintenance du cycle de vie et à la disponibilité des systèmes. Tous les quartiers n’ont pas besoin de le faire ou n’ont pas le budget pour le faire, il s’agit donc d’une pratique exemplaire de Niveau 2.
Cependant, un point important à noter est que certains quartiers ont de nombreux modèles différents de caméras, de marques différentes, d’une école à l’autre. Souvent, ces écoles disposent de plateformes d’enregistrement logiciel distinctes, ce qui peut entraîner un problème de formation du personnel ou un problème de compatibilité des logiciels d’événements entre les écoles. La standardisation de cette technologie de surveillance peut aider à résoudre ce problème.
- Niveau 3
Idéalement, un quartier disposera d’une solution d’enregistrement aux fins de formation et pourra avoir accès à chaque école de manière unifiée. Il s’agit d’une proposition encore plus coûteuse, qui peut être considérée comme non essentielle, elle relève donc du Niveau 3.
- Niveau 4
Enfin, nous arrivons au Niveau 4, qui est défini comme un « centre opérationnel de la sécurité » occupé 24/7 par des professionnels de la sécurité formés qui ont accès à la vidéo de toutes les écoles ainsi qu’à une multitude d’autres composants (technologies) utilisés pour traiter les incidents de sécurité et de sûreté à mesure qu’ils se produisent.
Créer un environnement d’apprentissage sûr est essentiel à la formation adéquate de nos enfants et nécessite une approche holistique dans plusieurs disciplines. Le Safe and Sound Framework identifie ces disciplines, notamment la sécurité physique, abordée par la directive PASS K-12. Aucune réponse unique correcte ne résout les dilemmes auxquels les écoles sont confrontées aujourd’hui, mais ces deux organisations peuvent aider.
Si vous avez besoin d’un financement ou d’une aide pour votre école aux États-Unis d’Amérique, veuillez consulter https://www.americas-comms.axis.com/education_grants.