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Détection des incendies de forêt : comment les capteurs et l’IA aident à détecter les feux de forêt

Forest fire detected by a security camera

L’année 2025 a été la plus extrême jamais enregistrée à l’échelle mondiale en matière d’incendies de forêt, avec 335 millions d’hectares de forêts détruits. À titre de comparaison, cela représente une superficie à peu près équivalente à celle de l’Inde.

En réalité, quatre des cinq années les plus dévastatrices et les plus coûteuses en matière d’incendies de forêt et de végétation se sont produites depuis 2020. Malheureusement, les données indiquent que, sans intervention, les dégâts ne feront que s’intensifier et devenir plus catastrophiques.

Compte tenu de la rapidité avec laquelle les incendies peuvent se déclarer et se propager, le temps est un facteur essentiel. Plus un incendie est détecté tôt, plus les équipes d’intervention peuvent être mobilisées rapidement pour le contenir, limitant ainsi la destruction des habitations, de la faune sauvage et des paysages naturels.

Dans cet article, nous examinons plus en détail l’évolution de la détection des incendies, depuis les observateurs humains traditionnels jusqu’aux réseaux de capteurs sophistiqués et aux systèmes d’intelligence artificielle qui deviennent nos alliés les plus puissants pour protéger les régions vulnérables.

L’impact d’un incendie de forêt de grande ampleur va bien au-delà de la zone où le feu s’est déclaré. La fumée toxique générée par les incendies de forêt canadiens de 2023 a atteint l’Europe et aurait entraîné 22 000 décès prématurés.

A forest fire detected early with the help of network cameras and sensors

Sur le plan environnemental, ces incendies libèrent d’énormes quantités de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, détruisent des écosystèmes dont la restauration peut prendre des siècles et provoquent la mort d’espèces animales irremplaçables.

Sur le plan économique, ils peuvent anéantir des ressources forestières, perturber les chaînes d’approvisionnement et engendrer des milliards d’euros de pertes liées aux dommages matériels et aux opérations de lutte contre les incendies. Pour les communautés concernées, le coût se mesure en logements détruits, en moyens de subsistance perdus et, tragiquement, en vies humaines.

Détecter un incendie dès son stade initial, lorsqu’il est encore de taille réduite et maîtrisable, permet aux équipes d’intervention d’arriver sur les lieux alors que le feu peut encore être contenu. Une intervention rapide augmente considérablement les chances de maîtriser l’incendie avec succès. La détection précoce constitue donc l’outil le plus efficace dont nous disposons pour limiter ces dégâts.

Avant l’arrivée des technologies modernes, la détection des incendies reposait entièrement sur l’observation humaine. Certaines de ces méthodes sont encore utilisées aujourd’hui, mais elles présentent des limites importantes.

Watch towers for direct observation of wildfires

Les tours de guet pour l’observation directe 

Les observateurs de feux de forêt jouent depuis longtemps un rôle essentiel dans la prévention des incendies. Installés dans des tours de guet offrant une vue dégagée sur les environs, ils surveillaient l’horizon à la recherche du moindre panache de fumée.

Il s’agit d’un travail difficile et isolé, soumis à des facteurs humains tels que la fatigue ou la perte de vigilance. En outre, ce travail est souvent saisonnier et parfois non rémunéré, ce qui complique encore le recrutement.

Les tours de guet dépendent également entièrement de conditions météorologiques favorables et de la lumière du jour. La portée visuelle d’un observateur étant limitée, de vastes zones forestières peuvent rester sans surveillance, notamment la nuit ou en cas de brouillard.

Les patrouilles terrestres et aériennes 

Les observateurs de feux de forêt jouent depuis longtemps un rôle essentiel dans la prévention des incendies. Installés dans des tours de guet offrant une vue dégagée sur les environs, ils surveillaient l’horizon à la recherche du moindre panache de fumée.

Il s’agit d’un travail difficile et isolé, soumis à des facteurs humains tels que la fatigue ou la perte de vigilance. En outre, ce travail est souvent saisonnier et parfois non rémunéré, ce qui complique encore le recrutement.

Les tours de guet dépendent également entièrement de conditions météorologiques favorables et de la lumière du jour. La portée visuelle d’un observateur étant limitée, de vastes zones forestières peuvent rester sans surveillance, notamment la nuit ou en cas de brouillard.

Les lignes d’alerte citoyennes 

Les signalements de citoyens qui aperçoivent de la fumée ou des flammes lors d’une randonnée, d’un trajet en voiture ou depuis leur domicile constituent une autre source importante d’alerte. Ces lignes d’urgence représentent une ressource précieuse fondée sur l’engagement de la population.

Leur principal inconvénient réside toutefois dans leur manque de fiabilité et d’expertise. Tout dépend de la présence d’une personne au bon endroit et au bon moment, capable d’identifier correctement la situation et de savoir qui contacter. De plus, ces signalements peuvent générer de fausses alertes, bien intentionnées mais erronées, dont la vérification mobilise du temps et des ressources.

Pour surmonter les limites de l’observation humaine, les systèmes modernes s’appuient sur la technologie afin de créer une « forêt intelligente ». En déployant un réseau de capteurs au sol, les autorités peuvent obtenir des données en temps réel directement depuis l’environnement et détecter les incendies bien avant qu’ils ne deviennent visibles à distance.

Forest fire detected by ALERTCalefornia cameras from Axis Communications

Ces réseaux de capteurs sans fil (Wireless Sensor Networks, WSN) exploitent la connectivité de l’Internet des objets (IoT) pour former un maillage d’appareils interconnectés agissant comme des sentinelles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. 

Déploiement de capteurs visuels et thermiques 

Les caméras visuelles dotées de fonctions panoramique, inclinaison et zoom (PTZ), comme celles utilisées par Fire Foresight en Tasmanie (Australie), jouent un rôle essentiel. Elles permettent à une seule caméra de balayer l’horizon puis de zoomer afin de vérifier une menace potentielle. La qualité de l’image est ici fondamentale. En journée, la technologie Wide Dynamic Range (WDR) aide à distinguer un panache de fumée sur un ciel brumeux, tandis que les fonctions de réduction électronique du brouillard limitent les perturbations atmosphériques. La nuit, des technologies pour faibles luminosités comme Axis Lightfinder fournissent des images en couleur permettant de mieux délimiter le périmètre d’un incendie.

Pour une fiabilité encore plus élevée, ces dispositifs sont souvent associés à des capteurs thermiques. Les caméras thermiques détectent les signatures de chaleur plutôt que la lumière visible et peuvent ainsi repérer un point chaud bien avant l’apparition de fumée ou de flammes visibles.

Contrairement à l’œil humain, ces équipements ne sont pas affectés de la même manière par le brouillard, la brume ou l’obscurité. Cette combinaison de vérification visuelle performante et de détection thermique continue permet d’identifier les incendies plus rapidement et avec davantage de précision, de jour comme de nuit.

Intégration de capteurs de température, de fumée et de sons 

Si les caméras excellent dans la surveillance à longue portée, les capteurs au sol apportent une couche de protection supplémentaire particulièrement précieuse. Ces capteurs environnementaux extérieurs sont conçus pour détecter les signatures physiques d’un incendie, telles que la chaleur, la fumée ou les sons, bien avant qu’un feu ne devienne suffisamment important pour être visible de loin.

Sunset by a mountain

Les capteurs de température et d’humidité remplissent deux fonctions essentielles. Premièrement, ils servent de système d’alarme immédiat. En détectant une hausse rapide de température ou une chute soudaine de l’humidité, ils peuvent déclencher une alerte dès les premiers signes d’inflammation.

Deuxièmement, ils sont de puissants outils de collecte de données. Le flux continu d’informations environnementales qu’ils recueillent alimente des modèles prédictifs permettant d’évaluer le risque d’incendie à l’échelle du territoire. Cela aide les responsables à identifier les zones dangereusement sèches et à anticiper les conditions à haut risque afin de prendre des mesures préventives avant même qu’un incendie ne se déclare.

Les capteurs de fumée et de gaz fonctionnent de la même manière qu’un nez numérique. Ils analysent l’air afin de détecter les particules microscopiques et les composés chimiques libérés lors de la combustion. Ils peuvent ainsi repérer un feu couvant avant même l’apparition d’un panache de fumée visible.

Les capteurs acoustiques ajoutent une dimension supplémentaire en écoutant le crépitement caractéristique du bois en combustion. Grâce à des analyses avancées, ils peuvent filtrer les bruits ambiants tels que le vent ou les animaux afin d’isoler la signature sonore propre à un incendie.

Ces capteurs sont moins couramment utilisés, car ils sont moins adaptés à la surveillance de vastes forêts ouvertes. Lorsqu’ils sont déployés, ils se révèlent toutefois extrêmement efficaces dans les zones confinées à haut risque.

Ils sont particulièrement adaptés à la surveillance des infrastructures de parcs, des cabanes ou des bâtiments critiques situés dans les zones forestières, où un incendie pourrait se déclarer à l’intérieur et rester invisible pour les caméras.

Avec tous ces capteurs qui collectent de grandes quantités de données, l’analyse de l’ensemble de ces informations peut représenter un défi considérable. Grâce à l’utilisation de modèles d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique, le traitement de données complexes permet de rendre la détection des feux de forêt plus rapide, plus précise et plus prédictive.

Early signs of forest fires detected by AI-powered cameras

L’IA peut apprendre à reconnaître ce qu’est un véritable incendie et éviter ou réduire de nombreuses fausses alertes, en adoptant une approche plus proactive et plus intelligente de la détection des incendies.

Analyse des données visuelles provenant des caméras et des drones

La détection d’incendie basée sur l’IA utilise des algorithmes avancés de traitement d’image pour identifier les premiers indicateurs d’un incendie, notamment la fumée, les flammes et les schémas thermiques anormaux. Elle peut recouper ces données afin de réduire le nombre de faux positifs et envoyer immédiatement des alertes aux autorités compétentes, telles que les gardes forestiers ou les services d’incendie.

Par exemple, dans des conditions normales, l’IA peut apprendre à faire la différence entre un panache de fumée et le brouillard matinal, ou encore entre le scintillement d’un feu de camp et le début d’un feu de forêt. Si l’IA a le moindre doute, elle devrait demander une confirmation humaine. Cela réduit considérablement les fausses alertes et garantit que l’attention humaine se concentre uniquement sur des menaces crédibles.

Traitement de données complexes provenant de multiples types de capteurs

L’IA excelle dans la combinaison d’informations provenant de nombreuses sources différentes afin de construire une image plus complète et plus fiable de la situation. Un système piloté par l’IA peut analyser simultanément des données thermiques issues d’un satellite, des mesures de gaz provenant d’un capteur au sol et les informations visuelles d’une caméra.

Si plusieurs indicateurs signalent un incendie au même endroit, le système peut déclencher une alerte à très haut niveau de confiance. Cette approche multicouche rend l’ensemble du réseau de détection plus précis et plus fiable.

Prévoir le comportement du feu et les schémas de propagation

L’IA peut également contribuer à prévoir jusqu’où et à quelle vitesse un incendie se propagera en fonction des conditions météorologiques et d’autres facteurs. En tenant compte de ces données, les équipes d’intervention peuvent élaborer des stratégies permettant de limiter les effets les plus graves de l’incendie, planifier plus efficacement les évacuations nécessaires et réduire les dégâts.

Helicopter helping to extinguish a forest fire

Elle peut aussi aider à déterminer le niveau de ressources nécessaire pour maîtriser un incendie, transformant ainsi des catastrophes potentielles en incidents plus faciles à gérer.

Même si les technologies ont réalisé des progrès remarquables, il n’existe pas encore de système de détection des feux de forêt parfait et infaillible. Plusieurs défis pratiques doivent encore être relevés et il est important de comprendre de manière réaliste les limites actuelles.

Gérer le taux élevé de fausses alertes

Comme nous l’avons déjà mentionné, l’un des principaux défis est le taux de fausses alertes, ou « faux positifs ». Le brouillard, les nuages de poussière, les émissions industrielles, la faune sauvage et même les reflets d’un soleil intense sur certaines surfaces peuvent parfois être interprétés comme de la fumée ou de la chaleur par un capteur.

Chaque fausse alerte nécessite une intervention, ce qui consomme un temps précieux et mobilise des ressources importantes. Le réglage fin des systèmes grâce à l’IA permet d’améliorer la situation, mais l’élimination totale des fausses alertes demeure un défi majeur que les opérateurs doivent gérer en permanence.

A vulture in front of a camera causing a false alarm that a forest fire might be starting

Surmonter les problèmes de maintenance et d’alimentation électrique

Le déploiement de milliers de capteurs ou de caméras dans des zones forestières isolées constitue une opération logistique de grande ampleur. Ces équipements doivent être installés, calibrés et entretenus régulièrement.

Garantir une source d’alimentation fiable représente une autre difficulté majeure. Bien que les panneaux solaires constituent une solution courante, ils restent dépendants des conditions météorologiques et nécessitent des systèmes de stockage par batterie. Les techniciens doivent souvent se rendre dans des zones difficiles d’accès pour effectuer la maintenance du matériel, ce qui augmente les coûts opérationnels.

Assurer la connectivité des données dans les zones éloignées

Dans de nombreuses régions isolées ou montagneuses, les réseaux cellulaires ou les connexions Internet fiables sont inexistants, ce qui complique la transmission rapide des alertes.

Cela nécessite la mise en place d’une infrastructure de communication dédiée, souvent fondée sur une combinaison de liaisons radio, de réseaux cellulaires et même de connexions satellitaires. Veiller à ce que ce réseau reste opérationnel, notamment pendant un incendie lorsque certaines infrastructures peuvent être endommagées, constitue un défi critique et permanent.

Pour comprendre comment ces technologies fonctionnent dans des conditions réelles, il suffit d’observer ALERTCalifornia. Géré par l’Université de Californie à San Diego, ce programme de sécurité publique utilise un réseau de plus de 1 200 caméras PTZ Axis afin d’aider les pompiers à détecter et à combattre les feux de forêt avec une rapidité sans précédent.

ALERTCalefornia using Axis Communications cameras for forest fire detection

Le système associe des caméras vidéo haute définition à l’intelligence artificielle. L’IA analyse en permanence les flux vidéo en direct et, lorsqu’elle détecte un éventuel panache de fumée, elle alerte immédiatement CAL FIRE, l’agence principale de lutte contre les incendies en Californie.

Selon Phillip SeLegue, Intel Program Staff Chief chez CAL FIRE : « Nous utilisons ALERTCalifornia dans nos 21 centres de commandement d’urgence. En 2025, le système nous a alertés sur 3 600 incendies. Dans plus de 50 % des cas, nous avons reçu ces avertissements avant même l’arrivée d’appels au 9-1-1. »

Comme le souligne le directeur d’ALERTCalifornia, le Dr Neal Driscoll : « Le succès du programme ALERTCalifornia se mesure aux incendies dont vous n’entendez jamais parler. » En donnant aux pompiers une longueur d’avance, le système augmente considérablement les chances de contenir un incendie lorsqu’il est encore de faible ampleur et maîtrisable.

Au-delà de la détection initiale, le réseau fournit une connaissance de la situation en temps réel essentielle pendant un incendie, aidant les centres de commandement à prendre des décisions tactiques et à émettre rapidement des ordres d’évacuation.

Les images archivées sont également utilisées pour des analyses après sinistre, permettant aux équipes d’étudier le comportement du feu et d’améliorer les stratégies d’intervention futures. Cette puissante combinaison de caméras avancées, d’intelligence artificielle et de supervision humaine experte est devenue l’un des atouts majeurs de la Californie dans la lutte contre les feux de forêt.

Si les méthodes traditionnelles ont leurs limites, les technologies modernes offrent un avantage considérable. Des capteurs au sol et caméras alimentées par l’IA à la surveillance par satellite, nous disposons aujourd’hui d’outils capables d’améliorer la détection des feux de forêt plus rapidement et plus précisément que jamais.

A wildfire started close to a city

L’approche la plus efficace est une approche intégrée dans laquelle les capteurs thermiques, visuels et environnementaux travaillent ensemble. Même si des défis tels que les coûts, la maintenance et la connectivité dans les zones isolées subsistent, le rythme de l’innovation est rapide, avec pour objectif de développer des systèmes plus intelligents, plus rapides et plus prédictifs afin de garder une longueur d’avance sur les feux de forêt et de végétation.

En combinant le regard expert capable d’évaluer un risque en « lisant » la fumée, les flammes, le vent et la température avec des technologies modernes capables de confirmer rapidement cette première évaluation grâce à la collecte de données, nous pouvons mieux protéger nos communautés, nos économies et le monde naturel contre les effets dévastateurs des feux de forêt.

Voici quelques questions et réponses complémentaires concernant la détection des incendies de forêt.

Quelle est la méthode la plus efficace pour détecter les incendies de forêt ?

Il n’existe pas de méthode unique considérée comme la « meilleure ». L’approche la plus efficace repose sur un système intégré combinant plusieurs technologies. Par exemple, l’utilisation de caméras alimentées par l’IA dans les zones à haut risque et de capteurs au sol pour des alertes ultra-précoces dans les zones critiques constitue une défense puissante à plusieurs niveaux.

Comment l’IA aide-t-elle à détecter les incendies de forêt ?

L’IA rend les systèmes de détection plus intelligents et plus précis. Elle analyse les données vidéo et les données issues des capteurs afin de distinguer les véritables incendies des fausses alertes. Une fois les informations provenant de différentes sources traitées, les menaces peuvent être confirmées et il devient même possible de prévoir la manière dont un incendie pourrait se propager en fonction des données météorologiques et du terrain.

Combien coûte un système de détection des incendies de forêt ?

Le coût varie considérablement selon l’ampleur du projet et les technologies utilisées. La superficie à surveiller, la topographie et les équipements déployés sont autant de facteurs déterminants. Il est donc difficile de fournir un chiffre précis. Cependant, lorsque ce coût est comparé aux bénéfices obtenus et aux dommages évités, les économies réalisées deviennent évidentes.

Quelle est la différence entre un détecteur de fumée et un capteur d’incendie de forêt ?

Un détecteur de fumée domestique est un dispositif simple et peu coûteux conçu pour un espace intérieur limité. Les capteurs d’incendie de forêt sont beaucoup plus sophistiqués. Conçus pour une utilisation extérieure, ils peuvent différencier divers phénomènes environnementaux et analysent souvent plusieurs paramètres simultanément, tels que la chaleur, l’humidité et les gaz, afin de détecter les incendies sur des zones beaucoup plus vastes avec une plus grande précision.

Andrea Sorri

Andrea Sorri crée et met en œuvre les stratégies les plus efficaces pour les villes intelligentes, en se concentrant sur la sécurité publique, la mobilité et la surveillance de l'environnement. Il travaille chez Axis depuis 25 ans, en particulier sur des segments de marché clés. Passionné par l’innovation et la technologie, et enthousiaste à l’idée de relever les défis posés par l’éthique de l’IA.

Andrea Sorri